HERSTAL


drame en trois actes et en vers.


PERSONNAGES :
CHARLES, duc de Herstal, maire du palais de Neustrie et d'Austrasie
CARLOMAN, fils de Charles
THIERRY, roi de Neustrie et d'Austrasie
RATGANG, abbé de Lorsh
EUDES, duc d'Aquitaine
CARIBERT, duc de Laon, vassal de Charles




ACTE PREMIER


pour tout décor, la cour d'une place forte près de Metz

SCENE I – CARLOMAN, EUDES

EUDES
Monsieur, Charles vit-il dans cette tour hautaine ?
J'arrive en son pays de mes fiefs d'Aquitaine,
Et pour l'honneur d'un Duc, chaque pas, sur la route,
Fut plus humiliant que cent soirs de déroute.

CARLOMAN
Mon père en est absent pour le temps d'une chasse,
Mais je vous reconnais, fils d'une ancienne race,
Eudes, et en son nom, vous offre sur nos têtes
L'hospitalité due au vainqueur que vous êtes.

EUDES
M'offrirez-vous aussi l'aide due au vaincu ?
A l'allié misérable offrirez-vous l'écu
Par lequel un chrétien doit secourir son frère ?
M'aiderez-vous, Herstal, ou bien tout au contraire,
Vous ferez-vous l'allié des Maures sarrasins ?

CARLOMAN

Nos sangs si ennemis n'en sont que plus voisins ;
Je ne répondrai pas des désirs de mon père,
Mais il a toujours fait que le pays prospère.
Il vous viendra en aide.

EUDES

................................J'en paierai le prix.

SCENE II – CARLOMAN, EUDES, THIERRY, RATGANG

Entrent Thierry et Ratgang

THIERRY

Ratgang, qui vois-je ici ?

RATGANG

....................................C'est Carloman, Thierry,
Aîné des fils de Charles, bâtard de Herstal.
L'homme qui l'entretient doit être leur vassal.

THIERRY, s'adressant à Eudes

Vous que je vois venu honteux et l'œil baissé,
Vous soumettre aux Herstal, ne soyez pas blessé.
Car ce que leur donna avant mes jours le sort,
Sera repris par Dieu peut-être avant ma mort.

RATGANG

Il suffit, jeune Franc. Retirons-nous aux chambres.

Ils sortent.

SCENE III – CARLOMAN, EUDES

CARLOMAN

Le froid dans cette cour nous gèlera les membres.
Entrons. Sous nos charpentes la chaleur est bonne.
Et l'âtre que sans cesse un serviteur tisonne
Flambe en chauffant la Salle aux splendides solives.
Suivez-moi.

EUDES

.................Avant tout, dîtes-moi de voix vives
Votre nom.

CARLOMAN

.................Carloman. Venez-vous ?

EUDES

.....................................................Un instant.
Précédez-moi. Je veux rester seul quelque temps.
Et penser, en tremblant au pied de la muraille,
Ce que va me coûter la prochaine bataille.

Carloman sort.

SCENE IV - EUDES

EUDES

Est-ce là donc l'histoire ? Moi, Eudes d'Aquitaine,
Fils d'un sang noble et chaud, en ces terres lointaines,
Je viens mendier l'appui d'un bâtard mercenaire,
Vaincu par le Croissant et ceux qui le vénèrent.
Si j'avais su, naissant sous de célèbres armes,
Ce qu'il m'en coûterait de douleur et de larmes
En voyant mes sujets que massacre le Maure,
Qu'abandonne le ciel, que leur chef déshonore
En ne combattant pas avec assez de force ;
Peut-être aurais-je alors, entre l'arbre et l'écorce,
Renoncé à ce trône que convoite Charles,
A ces terres voulues par le Maure, et à Arles,
A Toulouse, à Bordeaux, à Dax, à Oloron,
Et à toute ma gloire maculée d'affront !

SCENE V – EUDES, THIERRY

Entre Lothaire

EUDES

Mais l'heure ici n'est pas à ces regrets subtils.

THIERRY

Eudes ! Triomphateur de Toulouse !

EUDES

.....................................................Plait-il ?

THIERRY

J'ai lu tous vos succès, et appris vos défaites !
Nous sommes tous les deux semblables : le Prophète
A ruiné vos États ; et le Seigneur mon Trône.
Et vos terres qui vont de l'Atlantique au Rhône,
Vous le savez fort bien, reviendront aux Herstal
Comme leur reviendra mon prestige royal.

Vous voyez devant vous Thierry, roi des Francs.

EUDES

Quatrième du nom…

THIERRY

................................Héritier encombrant
Qu'on avait tout d'abord retiré dans le cloître.
Depuis cent cinquante ans l'histoire a vu décroître
Le sang de Mérovée qui descendait de Troie.
Nos crimes nous isolent, le remords nous broie.
D'abord flamba Clovis et son glaive farouche,
Guerrier et fondateur : Un seul mot de sa bouche
Forgea tout à la fois la France et l'Occident ;
Puis Lothaire Premier, qui de son ascendant
Tenait encor la force à défaut de l'esprit ;
Puis Dagobert Premier, de ses livres épris,
Dont le pouvoir faiblit sous un faste facile ;
Puis cette théorie de Thibert imbéciles,
De faibles Chilpéric, de Clotaire aux abois,
Et qui dégénéra de ce jour jusqu'à moi !
Moi : Thierry le Dernier ! Avorton des héros !
Moi, pour les chroniqueurs un simple numéro :
Quatrième d'un nom qui fit trembler naguère,
Régna par la terreur, gouverna par les guerres !
Et cependant ici, dans cette tour si haute,
L'on rit de mon pouvoir, et cela, par ma faute !
Oui, nous sommes pareils, remarquables et vains,
Vous et moi, grands seigneurs que le vouloir divin
Du pinacle suprême a jeté dans l'abîme.
Et nous restons tous deux à l'ombre de la cime
Où vivent dans la joie ces ducs indignes d'elle.

EUDES

Ils me furent longtemps des ennemis fidèles.
Mais il faut aujourd'hui que je mendie leur aide,
Il faudra que je plie, je consente et concède...
Ma province n'est plus que flammes, et je crains
L'intérêt qu'ils mettront à ce sinistre emprunt.

THIERRY

Alors, duc, votre roi ce soir dit : serviteur.

Il sort

SCENE V -EUDES

EUDES

Est-il vraiment du sang des Francs triomphateurs ?

ACTE DEUXIEME


La scène se passe dans le cloître du fort, à crépuscule. D'un côté, la tour ; de l'autre, la chapelle.

SCENE I – CHARLES, CARLOMAN

CHARLES

Nous voici réunis là où vaguent les ombres.
Je te dirai, un jour, les intrigues sans nombres
Que m'ont déjà connues ces colonnes modestes.
Les complots et les hommes s'en vont, les lieux restent,
Et parmi eux le dais de ce cloître roman.
Me sait-on revenu ? Non, c'est bien, Carloman.

CARLOMAN

Père, il vous faut savoir la récente arrivée…

CHARLES

De Thierry de Neustrie, du sang de Mérovée.
Je le sais. A raison tu t'étonnes, mon fils.

CARLOMAN

Mais…

CHARLES

..........Dix générations entre lui et Clovis !
Est-il un grand danger ? Je ne veux le savoir.
Il croit venir ici partager un pouvoir
Que mon père, Pépin, a fait nôtre en son temps.
On dit que ces écarts le rendent mécontent,
Que le couvent n'est plus une prison pour lui,
Que pour les grands seigneurs il est l'espoir qui luit,
De renverser un sang dont ils sont tous jaloux.
Je reviens d'avoir tué des louves et des loups.
Ce soir, un autre meurtre…
apercevant une lueur, arrivant par le fond.
......................................Quoi ? Une chandelle !
Dissimulons-nous vite !

CARLOMAN

.................................Pas dans la chapelle !
Dans le donjon.

ils sortent, entrent Thierry et Caribert.

SCENE II – THIERRY, CARIBERT

THIERRY

Je connais votre nom, duc de Laon Caribert,
Premier parmi les braves et parmi vos pairs.
Je sais votre bravoure et vos titres superbes,
Contre les Bavarois et les Saxons imberbes,
Les Frisons, la Bavière à ses maîtres rétive,
Et quand tant d'autres ont la bravoure fautive,
Votre bravoure droite, et très chrétienne, et digne !
Me reconnaissez-vous ? Je suis d'un sang insigne.

CARIBERRT

Non, je n'ai jamais vu vos traits… mais votre père ?

THIERRY

Appartint au plus grands.

CARIBERT

....................................Ciel, non, je désespère…
Venez-vous ?

THIERRY

.....................De Tournai.

CARIBERT

......................................Impossible, imposteur !
J'ai vécu à Tournai, je connais son seigneur,
Et son sang, je le sais...

THIERRY

...................................Je suis le Roi de France.
Vous êtes mon vassal. Oui, je sors de l'enfance,
Mais de sesterce d'or il n'en reste qu'un seul,
Qui porte encor les traits fier de mon bisaïeul.
Retrouvez-les en moi.

CARIBERT

...............................Oui, le fait est sans doute.
Vous êtes des guerriers que Byzance redoute.

THIERRY

Vous avez su, monsieur, les revers de mon sang,
Devenu humilié, prisonnier, impuissant.
Aujourd'hui… Votre roi réclame l'héritage
Qui n'appartient qu'à lui sans doute ni partage.

CARIBERT

Un combat, donc encor…

THIERRY

....................................Je sais ce qu'ont coûté
A mon pays les guerres où l'ont précipité
Les Herstal. Couronné, je n'en ferai pas d'autres.
Sous mon règne les lames trancheront l'épeautre,
Pas les têtes. Ce Charles est un sanguinaire,
Un soudard très brutal et tout épris de guerre.
A l'instant il fomente de liguer le Nord
Contre les Sarrasins, au Sud. Combien de morts
Coûtera cet orgueil ?

CARIBERT

................................Comment le savez-vous ?

THIERRY

Je ne l'ai su qu'une heure avant ce rendez-vous
D'Eudes, duc d'Aquitaine. Il est dans ce château.
Abd el-Rhaman et Charles forment un étau,
Qui le broie. Aujourd'hui, il vient supplier Charles,
Et son fils Carloman. A cette heure, il leur parle.

CARIBERT

De lutter la Neustrie est désormais exsangue.
Que voulez-vous de moi ? Pourquoi cette harangue ?

THIERRY

Il me faut des épées. Et votre fer m'est dû.
Non, ne frissonnez pas. Vous m'avez entendu.
Il va de mes États et de votre contrée
Que la mort par le Maire enfin soit rencontrée.

CARIBERT

Depuis déjà seize ans je sers avec honneur.
Charles, dit le Marteau, mon aîné et seigneur.

THIERRY

Songez à ces combats…

CARIBERT

.....................................Tenir l'épée, la lance,
Sans songer à la mort, et souffrant en silence,
Pendant que mon seigneur, qui collecte la taille,
Affame mes sujets et gagne les batailles…

THIERRY

Ce fut votre fardeau…

CARIBERT

..................................Ce restera ma gloire.
Mon ost, si Dieu le veut, traversera la Loire.
J'y périrai peut-être. Et j'y serai honnête.
Mon parti pris, Monsieur, bonsoir.

Ils sortent. Reviennent Charles et Carloman.


SCENE III – CHARLES, CARLOMAN

CARLOMAN

........................................................ Sa lame est prête.

CHARLES
Attends. Eudes, dit-il ?

CARLOMAN

.................................Oui, père, il est ici.
Il m'a de ses revers fait un poignant récit.
Il vient mendier votre aide.

CHARLES

...........................................Notre aide ? Quelque jour,
Que ce soit ici même ou en d'autres séjours,
Tu régneras, mon fils, sur une Gaule entière,
Parce qu'aura plié sa volonté altière.

CARLOMAN

Je doute d'en avoir le désir assassin.

CHARLES

Allons. Du bruit encor?

ils se cachent dans une alcôve. Entrent Eudes et Ratgang.

SCENE IV – CHARLES, CARLOMAN, EUDES, RATGANG

RATGANG

..................................La nef est un lieu saint,
Qui ne doit résonner que de psaumes sévères,
Mais dans ce cloître chantent parfois les trouvères.
Nous pouvons y parler.

EUDES

...................................Je viens chercher conseil,
Vous savez le dilemme horrible et sans pareil
Où m'a placé le sort, où me regarde Dieu.
Oui, je viens demander son appui en ce lieu.

RATGANG

Le ciel fit, sait, entraîne et jugera les hommes.
Je ne suis, pour ma part, jamais allé à Rome,
Et ne comprends pas bien les intrigues de cour.
Herstal donne à ce cloître l'abri d'une tour.
Je le crois juste et bon… Mais qu'en est-il, monsieur ?

EUDES

Voici le triste sort où m'ont placé les cieux.
J'ai vu les Sarrasins dévaster mes domaines,
Infidèles guerriers, et la foi souveraine,
Malgré notre vaillance n'a pas désiré
Que puisse en triompher mes vassaux conjurés.
Au siège de Toulouse le succès fut nôtre,
Mais en cent autres lieux le destin nous fut autre.
Les Maures sont nombreux, bien armés, chevauchant
D'excellentes montures. On entend leurs chants
Blasphémer déjà presque auprès de Bergerac.
Mes troupes sont vaincues, mes bourgs sont mis à sac.
Il me faut implorer un appui ; seule l'aide
Des Herstal peut fléchir les vainqueurs de Tolède.
Mais Herstal veut la France, et tous ceux qu'il délivre,
Sont autant de sujets que les armes lui livrent.
Mon règne a été juste, et ma province fière.
Monseigneur, c'est cela la terre séculière.
C'est se battre et mourir pour elle, et l'Eternel
Si ces arrêts bien sûr y ont cours comme au ciel,
Ne la dirige pas d'une explicite règle.
C'est le lieu des corbeaux, des vautours, et des aigles.

RATGANG

Si vous vîntes ici, n'est-ce pas quelque signe
Que votre décision est prise ? Soyez digne.

EUDES

Je voudrais demeurer ici pour y prier,
Mon Père.

RATGANG

...............Faîtes-le. Nul n'y mettra le pied.

SCENE V – EUDES, THIERRY

THIERRY

Vous ne paraissez pas surpris de ma venue.

EUDES

Je vous ai vu sortir au couvert d'une nue
Avec le duc de Laon. Vous complotiez sans doute.

THIERRY

Je veux être à nouveau celui que l'on redoute.
L'ai-je jamais été ? Non. Ma vie est de celles,
Qui sont flammes ténues… Et la vôtre est jumelle !
Souvenez-vous des mots que déjà je vous dis :
Aquitains, Mérovée, nos deux sangs sont maudits.
Nous sommes les flambeaux qu'un souffle de l'histoire
Éteint, d'un même sort semblable et dérisoire.
Unissons nos efforts ! Reconquérons mon trône !

EUDES

Et qui reconquerra les berges de Garonne ?

THIERRY

Je vous ferai premier parmi les Neustriens !
Pourquoi être venu sans soldats ?

EUDES

...................................................Je n'ai rien.
Je ne suis duc qu'en titre désormais. Herstal
S'est fait mon seul espoir.

THIERRY

.........................................Ce parvenu brutal ?
Avouez le dégoût qu'affiche votre front
Avouez que son aide est un suprême affront !

EUDES

L'Histoire, n'est-ce pas la ferme main de Dieu ?
Je vous souhaite une longue et juste vie, Monsieur.

Tous deux sortent.

SCENE VI – CHARLES, CARLOMAN

CARLOMAN

Nous avons entendu, ce soir, beaucoup, mon père.
J'avoue que mon esprit cherche un nouveau repère.
Avez-vous entendu ce que ce Thierry prône ?

CHARLES

L'heure est venue pour moi de monter sur le trône.

ACTE III


dans la grande salle. Seul Charles est assis, sur un siège orné à fort dossier.

SCENE I – CHARLES, CARLOMAN, EUDES, RATGANG, THIERRY, CARIBERT

CHARLES

Eudes, je suis surpris que vous me visitiez.
Je n'en accueille pas moins avec amitié
Un duc qu'ont fait connaître ses succès anciens.

EUDES

Mes États sont en feu… Rahman les a fait siens.
À l'instant ses armées montent vers la Neustrie,
Au galop ravageur de sa cavalerie.
Il n'épargnera rien de la France chrétienne,
S'il ne voit face à lui d'armée qui le retienne.

CHARLES

Je poserai mes troupes à notre frontière
Par conséquent. Sitôt qu'ils quitteront vos terres,
Nous les attaquerons. Merci d'être venu.
Je souffre de vous voir sans domaines et nu.
Adieu.

EUDES

.........Je viens ici supplier les Herstal,
De venir au secours de leur nouveau vassal.

CHARLES

J'ai pourtant eu en vous un ennemi terrible.
Et j'ai peur d'affronter une armée invincible.

EUDES, à genoux

Sire, voici Toulouse et Bourges et Poitiers,
A genoux devant vous pour implorer pitié.
Et voici le duché de la grande Aquitaine,
Et voici la Garonne et son immense plaine,
Et voici à vos pieds les bourgeois de Clermont
Et le port de Bayonne enclavé dans les monts.

Sire, voici l'armée dispersée mais fidèle
De mes liges en fuite, me sachant loin d'elle,
Et qui attend dans l'ombre le Roi de Neustrie
Venant les commander, et en attendant, prie.
Et voici à vos ordres la tour d'Oloron
Imprenable à jamais sur son vaste éperon.

Charles reste silencieux

Sire, voici la France à vos pieds tout entière,
Et voici tous mes titres et voici mes terres,
Et voici mes vassaux et voici mon armée,
Et ma plaine perdues et que j'ai tant aimée,
Offerte sans détours comme sur un autel,
A celui que la France a surnommé Martel.

CHARLES

Je garderai de vous à tout jamais l'image
De ce soldat vaincu qui vient me rendre hommage…
Levez-vous. Nous ne sommes plus des ennemis,
Puisqu'un serment sacré à moi vous a soumis.
Caribert, rassemblez à Orléans mes troupes.
Que partout en Neustrie mes hérauts les regroupent.

CARIBERT

Bien.

Il sort

SCENE II – CHARLES, CARLOMAN, EUDES, RATGANG, THIERRY

Eudes a reculé.

THIERRY

......Vous avez donc fait ce que j'avais prédit.
La France s'est soumise à eux, à leurs édits...
Nous nous retirerons, de concert, n'est-ce pas ?

Lui et Eudes sortent.

SCENE III – ChARLES, CARLOMAN, RATGANG

CHARLES

Certains actes parfois ont plus de conséquences
Qu'un témoin ignorant ne le voit ni le pense.
Le Maure est un péril, Thierry n'en est pas un.
En laissant ses états aux mains des Sarrasins,
Eudes m'a empêché de le perdre, mon fils.
Si je faisais s'éteindre le sang de Clovis,
Les grands s'insurgeraient, et je ne peux combattre,
A la fois mes vassaux et l'Espagne idolâtre.
Thierry Quatre vivra.

CARLOMAN

..............................Qu'en dîtes-vous, mon Père ?

RATGANG

J'en dit que c'est un jour où l'Histoire s'opère.

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